2e semaine en Guadeloupe
- aso797
- 11 févr. 2022
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 17 mars
Pour débuter cette deuxième semaine, nous nous attaquons à une vieille dame - oui, on est comme ça - . Ascension de la Soufrière, le 4e volcan que nous « côtoyons », après celui de St Vincent, de Ste Lucie et de la Martinique. Sans doute l’une des plus belles randonnées que nous ayons faites. Difficile par moment - notamment sur les derniers mètres qui relèvent presque de l’escalade - mais magnifique par la variété des paysages et de la végétation. Mission accomplie en 1h30. Bravo à nos minettes qui sont montées comme des championnes – et sans jamais cesser de bavarder ! Tout y est passé : les amis, l’école, Harry Potter, la Guerre des Clans, les Pokemons… et pia pia pia… tout juste si elles ont remarqué les mangoustes qui détalaient dans les fourrés à notre approche -. De retour à notre point de départ, nous profitons des Bains jaunes, une source d’eau thermale issue du volcan. Mais la réputation de foyer à amibes et autres bactéries de cette eau stagnante nous invite à la prudence, nous n’y trempons que les jambes.
Petite visite du domaine de Vanibel qui produit du café, mais également de la vanille et des bananes. L’occasion d’apprendre que le bananier est une herbe et non un arbre, de se rappeler que la vanille est une orchidée et d’écouter le propriétaire du domaine expliquer les étapes de production de son café, « sans doute l’un des meilleurs du monde » nous dit-il, « bon, après le Blue Mountain de Jamaïque » concède-t-il quand même. Une heure de visite qui se transforme en deux tellement le gars est passionnant, suivie d’une dégustation et de la remise d’un petit plant de caféier. Nous allons nous lancer dans la production de café angevin ! Sur la route du retour, nous faisons un arrêt aux sources chaudes de Thomas, sur la commune de Bouillante. Celles-ci sont situées au bord de la mer, avec laquelle les eaux communiquent donc. A la différence des Bains jaunes, on peut s'y immerger sans risque. Enfin, nous profitons encore et toujours de la belle plage du Leroux et nous habituons à la présence de son « gardien », un énorme iguane à queue rayée qui vit là, dans les arbres en surplomb des rochers.
Nous consacrons une journée à l’exploration de Grande Terre, très différente de la volcanique Basse Terre. Ici le paysage est plat, le sol calcaire et la mer en contre-bas des falaises. Après une pause à Petit Canal, où subsistent quelques vestiges de la traite des esclaves – un escalier dit « la Marche des esclaves » indiquant à chaque palier le nom des tribus déportées, des sous-bassements de bâtiments et le petit port dans lequel accostaient les bateaux. Peu d’informations au final, nous attendrons de visiter le MACTe pour en apprendre davantage -, nous poursuivons notre route vers la Pointe de la Grande Vigie, au nord de Grande Terre - en passant par Morne à l'eau et son impressionnant cimetière noir et blanc -. A la Pointe de la Grande Vigie, un chemin côtier offre une vue panoramique sur l’océan. Ce n’est pas un jet d’eau là- bas ? Si ! Trois même. Une nageoire blanche émerge et bat la surface de l’eau, là, à 300 mètres des falaises, puis une queue énorme s’arrondit et plonge… Les trois baleines à bosse nagent ainsi tranquillement, semblent même jouer, de longues minutes, devant nous, entre la Pointe de la Grande Vigie et la Pointe de l’Enfer non loin. La chance (mais trop loin pour faire de bonnes photos, ça ne donne rien) !
Car entre janvier et mai, les eaux de la Guadeloupe sont fréquentées par les baleines à bosses venues de Norvège et d’Islande pour se reproduire et mettre bas. A la différence des cachalots qui vivent ici à l’année dans des fonds de 800m – les cachalots sondent dans les grandes profondeurs pour se nourrir de calamars -, les baleines à bosse ne sont pas ici pour se nourrir et recherchent la protection des eaux peu profondes pour mettre bas et allaiter leurs baleineaux durant 4 mois, loin de la menace des orques et des requins pélagiques. Par 60m de fond, près des côtes donc, on peut en apercevoir. Nous retentons notre chance le lendemain en participant à une sortie en mer en bateau à moteur afin d’en rencontrer à nouveau… mais nous nous verrons « qu’un » énorme banc de dauphins de Frazer – avec beaucoup de petits que les mères amèneront tout près du bateau -.
Enfin, dernière activité avant de quitter la forêt de Guadeloupe : une sortie canyoning jusqu’au saut d’Acomat (dernière vidéo avec Mika à l'œuvre dans la chute... juste avant que Juliette ne le fasse aussi !!! nous n'avons pas la vidéo malheureusement). Les filles ont adoré plonger, sauter, glisser entre les rochers… et réclament d’en refaire bien sûr ! L'un des objectifs de ce voyage était de casser notre routine et qu'aucune journée ne ressemble à la précédente. Objectif rempli !
PS : nous serons dans la prochaine édition de Multicoques Magazine :-)
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